TOUT LE MONDE S’EN BALANCE

Il ne se passe pas une heure sans que j’y pense.

C’est arrivé vite, trop vite et cela m’a montré que toute cette vie n’avait aucun sens.

Que tout ce que nous faisons au quotidien se rapproche plus du divertissement, de la distraction que de l’essentiel.

Mais vivant en société avec parcimonie, je suis malgré ce que je pense savoir, confronté à ceux et celles qui ne savent pas encore.

Qui accordent de l’intérêt à ce qui me semble tellement futile.

Pour ne pas y penser, je cherche à m’occuper, à me divertir.

Je m’occupe de mes élèves, j’écris des articles, je travaille avec Guillaume sur le marketing d’Hybrid Protect qui sortira le 10 novembre, je lis des livres, j’écoute des podcasts…

Bref, je me remplis la tête.

Mais ce remplissage a un double effet.

D’abord positif car j’apprends, je m’améliore ce qui m’épanouit.

Mais aussi négatif car il m’éloigne de plus en plus des gens « normaux ».

Amassés dans une course au toujours plus, ils n’ont pas l’espace mental, la place, l’énergie de faire plus que leurs jobs répétitifs.

Plus de 80% des français lisent moins d’un livre par an.

Quant à ceux qui écoutent des podcasts, c’est surtout pour éviter de se retrouver seul avec leurs pensées, en face à face.

Jeune, je me souviens avoir rapidement compris que la vie c’était d’abord soi avec soi-même, ce qui ne signifie pas que c’est facile.

Plus le temps passe et plus je me sens à part, sans doute comme beaucoup d’entre vous sinon vous ne seriez pas ici sur Patreon avec moi.

Bien que j’essaie de me concentrer surtout sur nos ressemblances en tant qu’être humain, je constate que la plupart se concentre sur les différences.

Il n’y a qu’à voir les émeutes et casses de ces derniers jours.

Et comme personne ne souhaite être convaincu qu’il réfléchit / agit mal… nous sommes dans une impasse sociétale.

Ce n’est plus une question de bon sens mais d’avoir la possibilité de se demander ce qu’il est, sans doute la faute à une éducation défaillante généralisée.

C’est donc un dilemme sur lequel je me suis souvent questionné et dont je parlais avec Delvine : Faut-il continuer à apprendre pour se retrouver de plus en plus seul ou au contraire, diminuer son niveau, ralentir pour être plus « ensemble » ?

Je vous mentirais si je vous disais que je pense avoir le choix.

Je crois au destin, je crois que tout est écrit et que le libre arbitre est une vaste fumisterie, notamment en regard du livre « Le Bug Archaique » dont je vous avais parlé il y a quelques mois, du moins pour l’essentiel de la population.

Je fais ce que ma programmation me pousse à faire. 

Dans cette quête d’occupation de mon esprit, de divertissement, notamment le soir, j’ai réinstallé un application de rencontre.

Evidemment, je n’ai pas tenu longtemps : 15 minutes.

Comme d’habitude, ca m’a surtout fait de la peine de voir ce paradoxe de choix où personne ou presque ne sait s’exprimer et où il n’y a que des banalités.

J’ai tout désinstallé en me disant que le divertissement était un peu court !

Deux jours après, je l’ai réinstallé et j’avais un « Match ».

Vous savez ce qu’on dit : C’est quand on s’y attend le moins que…

Evidemment, c’est une phrase à la con pour se rassurer.

N’empêche que j’ai matché avec une fille que je connaissais professionnellement, avec qui j’avais déjà échangé il y a 3-4 ans après justement l’avoir vu sur une application.

Elle m’avait recalé car il ne fallait pas mélanger le personnel et le professionnel. J’ai pris l’explication comme une manière sympathique de dire qu’elle n’était pas intéressée (Comment ne pas être intéressé par moi ? Sérieusement ! :D)

Mais que s’était-il passé pour qu’aujourd’hui, elle matche avec moi ?

Entre temps, sa carrière avait évolué et elle n’était plus amenée à me côtoyer (Je l’ai vu deux fois en rendez-vous professionnel).

Pourquoi pas… mais sinon ?

Je suis toujours curieux de savoir pourquoi une jolie fille en apparence, qui réussit plutôt bien professionnellement, est célibataire à 30 ans et plus.

Je pars donc à la recherche du « LOUP » comme j’aime bien l’appeler : Qu’est ce qui coince vraiment ?

Il ne m’a pas fallu plus de 3 jours pour comprendre le fléau par lequel elle était atteint et qui ravage le plus grand nombre : Le manque de confiance en soi.

Alors qu’elle a de nombreuses qualités, tout est sujet à désanchetement.

Il ne faut surtout pas décevoir comme si autrui attendait et avait le droit d’attendre quelque chose de notre part.

Il faut être à la hauteur, faire toujours mieux car ce n’est jamais suffisant. Mais d’après qui ?

Et surtout, ce que disent les autres de moi est très important, ma réputation est en jeu.

Je parle de manque de confiance car il amène un comportement significatif que je retrouve constamment : L’égocentrisme.

La vérité, c’est que si tu vis par rapport à ce que tu penses de ce que vont penser les gens que tu côtois plus ou moins, tu ne vivras jamais.

D’autant plus que tu n’as aucune idée de ce qu’ils pensent : Tu ne fais que supposer.

Pire encore, tu imagines que les autres pensent à toi mais ils pensent surtout à eux comme la majorité d’entre nous.

Nous ne sommes altruistes que lorsque nous avons déjà comblé d’innombrables besoins.

Et pire du pire, l’avis des autres, c’est la vie des autres.

A aucun moment, tu ne peux vivre avec ce fardeau des pensées d’autruis.

La majorité n’est même pas capable d’intégrer le fait que les pensées ne définissent pas.

Que notre identité, c’est ce que l’on fait de nos pensées.

Que dire ce qu’on pense est un comportement puérile.

Alors devons-nous nous soustraire à cette médiocrité ? Ou être au dessus de cela pour vivre sa vie ?

D’autant plus que seul l’avis de personnes à qui je l’ai demandé m’importe.

Le reste ? On a toujours un avis sur tout et sur rien, même si on n’a aucune compétence sur le sujet et que sa propre expérience qui ne vaut que ce qu’elle vaut, pour soi et encore…

C’est pour cela que l’intelligence, c’est de le garder pour soi quand il n’est pas sollicité.

Et d’intégrer que nos pensées ne sont que des pensées.

Libre à nous d’en prendre le contrôle.

Encore faudrait-il en avoir les capacités, c’est à dire le temps de se retrouver avec soi-même pour y penser et tout déconstruire.

J’oserais presque poser la question : « Sommes-nous foutus ? »

Mais j’ai déjà la réponse ! 🙂

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