J’AVAIS UN PLAN

Depuis que je suis enfant, je fais des plans. J’imagine, je visualise, je vois ce que je souhaite qu’il se produise.

Et je ne vais pas vous mentir, tout ce que j’ai imaginé, je l’ai fait.

Certains diront que c’est le travail, que j’ai été un acharné, un passionné… certes mais j’ai surtout eu beaucoup de chances.

Comme chacun d’entre nous, je suis le reflet de mes croyances.

Je crois que ce que je peux voir dans mon imagination est une prédiction du futur.

Et plus je renforce cette prédiction, plus elle a de chances de se produire.

Cependant, il y a un problème à cette façon d’envisager la vie.

On ne vit que pour le futur, dans l’attente de.

On espère être heureux quand on arrivera à la finalité tant visualisée.

On construit ses projets, on fait des plans théoriques que l’on modifie au regard de ce que l’on vit en pratique.

Mais on avance vers une pseudo ligne d’arrivée.

Car il n’y a aucun dénouement.

La vérité, c’est que la majorité des gens font des plans pour l’avenir.

Ils feront plus tard tout en sachant, s’ils prenaient du recul, qu’ils n’effectueront rien de ce qu’ils espéraient.

Ils vivent comme s’ils avaient le temps, qu’un jour ils en auraient plus.

Ils respirent pour un pseudo lendemain.

C’est ne pas avoir conscience de la mort, de la brièveté de cette vie.

Moi, le premier, j’ai essayé de ne pas y penser.

Mais plus les années passent et plus je me rend compte de sa vélocité.

C’est une histoire de relativité comme l’expliquait Albert Jacquard dans « Mon Utopie »

Tous, autant que nous sommes, nous visons avec une épée de Damoclès au dessus de la tête.

Nous estimons avoir du temps quand nous n’en avons peut être pas.

Personne aujourd’hui ne peut garantir que vous vous réveillerez demain.

Aucun expert ne saurait exprimer combien d’années ils vous restent ou encore quelle maladie vous aurez, à quelle vitesse elle vous dévorera.

J’ai longtemps vécu pour l’avenir et encore aujourd’hui, de part mon éducation, je me projette beaucoup.

Mais j’ai eu la « chance » d’arriver au bout de mes rêves il y a presque 10 ans.

Tout ce que j’ai vu alors jeune adulte s’est produit.

Je pensais devenir professeur de musculation, je suis devenu coach à 18 ans.

Je rêvais de devenir rentier parce que ma mère n’arrêtait pas de rêver du jour où elle ne travaillerait plus, qu’elle me l’a inculqué à coup de burin.

Inconsciemment, j’aspirais à ne plus être seul, à fédérer ceux et celles qui me ressemblaient parce que je n’avais pas connu cela à l’école.

J’ai toujours été à part, du moins, dans mes croyances d’origines.

Alors j’ai fondé SuperPhysique avec la fameuse Team et tout ce qui s’est passé depuis presque deux décennies, je l’avais vu : La Villa SuperPhysique, SuperPhysique Nutrition, les vêtements (même si on a arrêté depuis), le SuperPhysique Gym, l’application SP Training, les livres…

Mais est-ce que cela m’a rendu plus heureux ?

Est-ce que ces projections en une immortalité ont abouti à une finalité ?

Certes, ils m’ont permis, sans que ce soit le but premier, d’acquérir une tranquillité d’esprit et une pseudo liberté.

Mais ils m’ont surtout fait prendre conscience que rien n’est éternel dans la vie.

Que je faisais fausse route à vivre pour avoir, pour obtenir, pour plus tard.

A courir au toujours plus telle une souris dans sa roue.

Que ce n’est pas une histoire de quantité mais de qualité.

J’ai vu des personnes mourir du jour au lendemain plein de projets dans la tête, plein d’envie.

J’ai vu des personnes repousser à plus tard de ce qu’ils auraient pu faire tout de suite.

J’ai vu des personnes avoir tellement peur de leurs rêves qu’ils ne les ont même pas imaginer.

A l’évidence, nous nous limitons.

Nous attendons le bon moment.

C’est comme les personnes qui disent qu’elles arrêteront de fumer dans deux ans ou qu’elles attendent la retraite pour faire ci ou ca alors que c’est à leur portée, immédiatement.

Personne ne sait de quoi votre vie sera faite et ce qui vous attend.

Nous essayons de vivre comme s’il n’y avait pas de fin, tels des esclaves à qui on dit comment ils doivent vivre au millimètre près.

Il n’y a pas de méritocratie ou de récompense.

La vérité est que le temps défile à toute vitesse.

Que ce que nous pensons être capable de faire sera ce qui se produit en bonne partie comme le partage Joe Dispenza dans son livre « Le Placebo, c’est vous ».

C’est pourquoi je crois au principe des bonnes journées, que je n’envisage pas l’attente.

Que dès que j’ai une idée ou un projet, je commence tout de suite.

Je n’ai pas le temps d’attendre car peut être que dans moins de cinq minutes, c’est terminé.

Je ne désire pas parvenir à la fin de ma journée en regrettant de l’avoir vécu.

Je convoite la journée que je pourrais revivre presque indéfiniment.

J’aspire à me coucher épanoui sans promesse d’un lendemain différent.

Chaque jour, je me rappelle ceci pour ne pas remettre à plus tard ce que j’ambitionne de vivre dans le temps limité qu’il m’est donné.

Parce qu’une bonne vie, ce sont des bonnes journées.

Je me concentre sur les possibilités et non sur les embûches.

Je ne cherche pas à anticiper quoi que ce soit autrement on peut ne jamais commencer.

Je veux écrire mon histoire, je veux en être le héros.

Je ne veux pas avoir le second rôle, en être le spectateur.

Pas celui qui s’est retenu, pas celui qui a hésité, pas celui qui regrette.

Celui qui fait et qui verra où ca mène, qui fait confiance en la vie pour l’amener à ce qu’il doit vivre, sans vraiment de libre arbitre ou tellement peu.

Je veux inscrire sur ma tombe que j’ai vécu comme je désirais.

Rien de plus, rien de moins.

Alors faites moi plaisir, faites de même !

Ne soyez pas spectateurs de la vie d’autrui.

Ne soyez pas dans l’attente de meilleur lendemain.

C’est maintenant ou jamais, pour vrai.

Ca a déjà commencé.

A vous de prendre le Lead tout de suite.

Car demain, ce sera peut être trop tard.

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