CE N’EST PAS UNE QUESTION D’ENVIE

Je crois que ce qui me distingue de la majorité, c’est que je sais contrôler mes envies.

Je ne réagis pas à mes moindres désirs, à mes pulsions.

Je prends du recul sur presque chaque émotion qui me pousserait à agir irrationnellement.

Je me demande si c’est bien ce que je souhaite, ce que je désire, si cela va dans le sens de la personne que j’aspire à être et à devenir.

Je ne me pose que rarement la question de mes envies car je sais que mes émotions sont l’objet de toutes les convoitises puisque la majorité y réagit instantanément si elle en a la possibilité.

J’analyse, j’observe les tentatives de détournement, de manipulations, de nudges.

Je m’interroge sur ce que l’on attend de moi, sur ce que l’on exige de ma personne sans qu’idéalement, je m’en rende compte.

Et je ne fais pas parce que j’aspire à être le plus libre possible de mes choix, enfin c’est l’histoire que je me raconte.

Je n’agis donc pas parce que j’ai envie.

Je fais parce qu’il faut le faire.

J’aime bien m’esclaffer : « C’est parce que c’est difficile qu’il faut le faire« .

J’aime que ce soit difficile car tout le monde ne peut pas faire, bloqué par ses non envies.

Je ne procrastine pas car je sais que le temps m’est compté.

Qu’au final, je manquerais de temps pour accomplir ma mission.

Je ne désire pas avoir des regrets parce que j’ai repoussé à plus tard, c’est à dire à jamais.

Je ne me lève pas le matin avec une envie irrésistible de m’occuper de mes élèves en suivi coaching à distance mais je le fais parce qu’ils comptent sur moi pour les aider à s’élever, parce que j’ai pris un engagement avec eux.

Il y a des jours où je n’ai pas envie, où je n’ai envie de rien mais cela ne m’empêche pas d’agir.

Ce n’est pas une question de motivation ou de discipline.

C’est le résultat d’une organisation, d’un environnement, du suite de rituels.

Je sais quelle posture adopter pour me forcer à entreprendre.

Quelle musique me mettre dans les oreilles, comment m’habiller, où m’assoir, quelle luminosité avec…

Car oui, je me force.

Je sais que rien ne tombe du ciel et je n’attends pas que la chance vienne frapper à ma porte.

Je ne compte même pas dessus.

Je me force à continuer et j’oublie que c’est un nouveau départ, un commencement comme dirait Olivier Pourriol dans son livre « Facile ».

Ce n’est que la suite de ce que j’ai déjà fait.

Cela me demande moins d’énergie de commencer, moins d’entrain.

Je fais parce qu’il faut le faire.

Je me mets au travail parce que sinon personne ne le fera.

Très jeune, j’ai rapidement intégré que l’on devait pouvoir compter sur soi-même.

Que dans cette vie, il n’y a pas de substitution à soi-même.

C’est comme ca qu’on développe sa confiance en soi d’ailleurs.

Si je manque d’un talent, j’y vais au culot.

Je demande de l’aide parce que peu refuseront d’aider, valoriser qu’ils seront.

Si personne ne peut m’épauler, alors je prendrais le taureau par les cornes.

J’apprendrais, je prendrais le temps qu’il faudra car je sais que tout ou presque peut s’apprendre.

Je ne veux pas être dépendant de quiconque, même si je sais que nous sommes le reflet des personnes que nous côtoyons, que nous écoutons, à qui nous accordons de l’intérêt.

Que l’on ne fait rien tout seul.

Quand je me suis lancé en tant que coach en 2006, je pensais pas que mon « métier » me demanderait autant de compétences.

Sur le terrain, j’ai appris à choisir mes mots, à mieux communiquer, à considérer autrui.

J’ai appris à mieux m’exprimer, à être plus pédagogue.

J’ai étudié le marketing, la psychologie, la sociologie.

Lorsque j’ai voulu comprendre l’hypertrophie, comment prendre du muscle, je me suis mis à lire tout ce que je pouvais trouver alors que je faisais tout pour ne pas lire les livres imposés au lycée.

Je n’ai fait que me former, non parce que j’en avais envie mais parce que je n’ai pas eu le choix.

J’ai du devenir un couteau suisse, selon l’expression, parce qu’il n’est pas possible de faire autrement.

J’ai du me faire la main sur le montage vidéo et audio, apprendre (et c’est encore en cours) à m’adapter, à écrire des scripts, des scénarios.

Tout cela n’a jamais été dans mon plan de départ, mes aspirations mais j’ai fait et je fais parce que je n’ai pas le choix.

On peut avoir tout le talent du monde, toute la chance possible et inimaginable que l’on ne peut échapper au travail.

Si on attend d’avoir envie, on peut attendre toute sa vie.

On peut espérer un jour avoir envie de, que cela nous mette en mouvement, faire les bons choix.

Alors que c’est d’être en mouvement qui donne envie, qui fait agir, qui permet de se développer.

C’est de faire qui donne envie de faire.

C’est de s’entrainer qui permet de pouvoir s’entrainer plus et de mieux progresser.

C’est d’apprendre qui encourage à apprendre plus, comme une faim insatiable.

On me demande souvent comment je fais pour en savoir autant.

C’est parce que le savoir appelle le savoir.

Plus je pose de questions, plus j’ai de questions.

Plus je trouve de réponses et plus celles-ci me demandent de les approfondir.

Ce n’est pas une question d’avoir envie.

Car on peut se bercer d’illusion, avoir envie très fort dans ses rêves et ne jamais rien faire.

L’envie peut être un point de départ mais il ne remplacera jamais l’action.

Moins on en fait, moins on a envie d’en faire.

Alors faites, que vous avez envie ou pas.

Que ce soit écrire quelques mots, faire une photo, passer 1 heure sur un logiciel de montage… peu importe.

Le plus dur, c’est de commencer.

Après vous n’aurez plus qu’à continuer.

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