PARTI DE RIEN POUR ARRIVER NUL PART

Cette phrase, c’est l’avenir de la majorité.

C’est le futur de tout ceux qui se cherchent des excuses et qui préfèrent se plaindre.

De ceux et celles qui choisissent de ne pas agir.

De se dire que les dés sont jetés, qu’ils n’ont pas ce qu’il faut pour réussir.

C’est l’état d’esprit du looser.

De celui qui critiquent ceux qui font.

Qui ne comprend pas que faire est toujours mieux que de ne pas faire.

Qui tente de justifier sa médiocrité, sa procrastination, son manque d’effort.

C’est le Mindset de celui qui se reconnait volontiers dans le champion qui mange des gâteaux, s’entraine par intermittence et a des problèmes du quotidien.

C’est le médiocre qui adule, admire et est fan d’autrui en dehors de toute logique ou raison.

Qui pourrait se battre pour défendre ses croyances, qui pourrait commettre un meurtre parce qu’on n’est pas d’accord avec lui.

C’est celui qui commente mais ne pratique pas.

C’est l’expert en théorie qui ne va jamais sur le terrain.

C’est le coach qui vend des programmes sans jamais avoir coaché. (Et j’en connais !)

C’est le coach business qui t’apprend à gagner de l’argent mais qui n’en a jamais gagné avant de te faire payer.

Bien qu’il soit presque impossible d’être un transclasse, la majorité oublie que le travail, se mettre en mouvement fait évoluer.

Que de bouger fait réfléchir, coordonne, synchronise, donne des idées et des envies.

Il n’est pas question de changer de classe sociale. Il n’est même pas question d’y penser ou d’y accorder de l’importance.

Ne se définit par sa classe sociale que celui qui n’a pas fait de travail identitaire, qui aime se catégoriser, adopter un bon comportement grégaire, qui ne sait pas remettre une bonne partie de sa programmation génétique en cause.

Certes, le point de départ peut changer la donne quant à ce que l’on accomplira ou pas dans sa vie, où on arrivera.

Mais ce n’est pas une excuse, d’autant plus que très peu d’entre-nous rêvent ou souhaitent révolutionner le monde à grande échelle.

Ce n’est pas notre mission profonde, ce n’est pas ce qui nous rend ou nous rendra heureux.

Nous avons déjà les moyens de nos ambitions.

Un mauvais départ donne la rage, donne l’énergie de s’en sortir.

On n’a jamais autant d’énergie que quand on a rien.

On n’a jamais autant l’œil du tigre quand on ne peut plus rien perdre.

Quand on est pas tenu par des conventions sociétales, par des règles qui ne sont pas les nôtres.

Que l’on n’est pas prisonnier de son égocentrisme car on n’a pas le temps de l’être.

La rage ne s’invente pas.

Elle ne s’apprend pas.

Elle se vit, elle s’impose parce que cette société nous frustre.

Parce qu’elle est inégale, injuste, qu’elle est un mensonge, un système de castes.

Dans la vie, on peut décider de se laisser abattre, d’être un bon mouton, de laisser sa vie défiler.

On peut passer ses journées devant la télévision, à scroller sur les réseaux sociaux.

A en savoir plus sur la vie d’autrui que sur la sienne.

A accorder plus d’importance aux pseudos d’aventures d’une célébrité que de la nôtre.

A ne pas prendre du recul sur sa vie pour définir qui on est et ce que l’on souhaite.

A avoir peur de ce qui ne se produira jamais.

A vivre dans l’avenir, à anticiper tout ce qui pourrait mal se passer au lieu de vivre au présent et de voir ce qu’il adviendra.

A être spectateur de tout, toujours, tout le temps.

Plus le temps passe et plus je pense que le problème de la majorité des gens est l’impossibilité de prendre du recul.

De faire un pas de côté pour distinguer ses faits et gestes.

D’examiner ce que l’on souhaite vivre de ce que l’on ne souhaite pas vivre.

D’abandonner ce qui ne nous convient pas pour laisser de la place à autre chose parce qu’on ne peut pas tout faire, tout mener de fronts.

A vivre sans prendre de recul, on va nul part, c’est une certitude.

On peut foncer tête baissée, la tête dans le guidon jusqu’au bout sans jamais se demander si c’est bien ce que l’on souhaite vivre.

Je le vois avec mes parents et je me dis : Tout ca pour ca ?

Alors que l’on m’avait vendu une retraite au soleil, en bord de mer pour au final se retrouver à regarder les mauvaises informations télévisées, des séries grotesques et des films déjà vus des centaines de fois ?

A n’avoir rien à dire, à se perdre progressivement ?

C’est ca la vie ?

On dit que l’on se construit en accord ou en opposition avec ses parents mais tout n’est pas bon ou mauvais, tout n’est pas à jeter.

Il s’agit de prendre du recul, d’analyser et de se demander, dans cette société d’abondance, puisque nous en avons les possibilités, ce que l’on souhaite vraiment faire de cette présence sur terre que nous n’avons pas choisi, ni demandé.

Nous sommes là alors autant faire ce que nous avons vraiment envie de faire plutôt que de se plaindre.

Plutôt que de perdre du temps à scruter la vie d’autrui.

Nous sommes nés pour progresser, pour évoluer alors embrassons cette part de nous.

Elle est infiniment plus épanouissante et sait-on où elle nous mènera.

A condition d’aimer, d’apprendre à apprécier l’effort et de le remettre au centre de ce que nous sommes depuis toujours.

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